KARIBU KINSHASA
Au service des enfants des rues et déscolarisés.

18 ans d’intervention dans les quartiers pauvres de Kinshasa

karibu kinshasa.jpg

LE PROJET

Le CASH-Solidarité soutient au en République Démocratique du Congo l’association Karibu Kinshasa, qui agit en faveur des enfants à la rue :
• en les ramenant dans leur famille, 
• en appuyant l’activité économique des parents, 
• en les formant pour développer de bons principes éducatifs, d’hygiène, d’équilibre alimentaire, de protection, de santé et de planification. 


Le principal interlocuteur du CASH-Solidarité est Olivier, ancien fonctionnaire au ministère des Affaires Sociales, en France. C’est lui qui est le concepteur du projet, en France comme au Congo et il s’investit quotidiennement dans son évolution.


L’association Karibu attribue des microcrédits de 100 $ aux mamans à rembourser en 1 an et destinés à acheter leurs outils de travail ou leurs stocks de marchandises.

Ce travail repose sur un diagnostic précis des familles et de l’environnement, un suivi rapproché par les travailleurs sociaux, une action en réseau sur l’environnement, un soutien éducatif et une veille sur la santé des enfants. Les valeurs de cette association : la lutte contre la misère, la solidarité avec les souffrants, rendre chacun acteur de sa vie.

Elles sont en phase avec celles portées par le CASH : des projets multiplicateurs dans les pays du sud.

Photo 1.png

L’association Karibu Kinshasa existe depuis 2003. Son siège social est à Matete et son secteur d’intervention est principalement sur Tshangu le plus étendu des 4 districts d’une agglomération de 12 millions d’habitants. Elle est dirigée par un coordonnateur, responsable du terrain et ingénieur aéronautique dans le civil. 
A Kinshasa, le représentant local de l’association est formateur financier à l’ONU. Il assume les fonctions de représentant légal et de contrôleur de gestion des comptes. Quatre travailleurs sociaux sont au contact des familles et une contrôleuse de gestion certifie et analyse des comptes.


Karibu Kinshasa intervient en sortant directement les enfants de la rue et en réunifiant dans leur familles les enfants placés en établissement. L’action des intervenants s’appuie sur le bilan de santé individuel, des actions d’éveil aux valeurs éducatives, familiales et sociales, de sensibilisation à l’hygiène, aux droits de l’enfant et de la femme, à la planification, aux méthodes de gestion et de vente.

LES RESULTATS

885 enfants de la rue ont été réinsérés dans leurs familles

En 18 ans, Karibu Kinshasa a regroupé 885 enfants pratiquement sans rechute (presque sans financements institutionnels), avec le seul appui de donateurs individuels ou collectifs indépendants, dont le CASH depuis plus de quinze années. En 2021, 65 enfants ont été réunifiés avec un budget de 60 000 $. La ville-région comporte 25 000 enfants des rues.

Au sujet des ressources de Karibu Kinshasa, il est difficile mais indispensable de générer des revenus dans un pays ou les pauvres ne consomment pas, les riches importent presque toute leur consommation, les marchés sont instables du fait des arrivages irréguliers des marchandises de province et l’inflation galopante par période.

De fait, plusieurs projets permettent à l’association de s’autofinancer, par roulement.

PHOTO 3.jpg

Le microcrédit, contrepartie de la réunification des enfants à la mutuelle coopérative

L’action de microcrédit est conduite en deux étapes.

La première prend les familles, au stade de réunification des enfants et les incite à rembourser en les encadrant de façon rapprochée sans hypothèques sur les biens et avec des formations sur les méthodes de vente et de gestion. Ceux des parents qui réussissent à tout rembourser peuvent accéder à la mutuelle coopérative, où se pratiquent des prêts en tontine autofinancés à tour de rôle et déplafonnés. Le microcrédit est dépendant de la stabilité monétaire et est remboursé à 66% pendant les « bonnes » périodes en moyenne.

La seconde étape est la mutuelle coopérative. Elle est composée de 70 adhérents et les conduit les adhérents à l’émancipation. Le remboursement est de 100%. Elle a reçu 900 euros de dotation initiale et est totalement autonome. Au stade initial, les activités financées étaient presque toutes centrées sur l’alimentation, seul bien consommé par une population ultra-pauvre. Au stade coopératif, on trouve une grande diversité d’actions, couture, pirogue, épicerie. Pour ne pas mettre en danger le crédit accordé dans les familles affamées, un kit alimentaire de 10$ est ajouté au profit des enfants.

La coopérative agricole avec 70 agriculteurs sur 40 hectares

Individuellement les ouvriers agricoles n’arrivent pas à nourrir leur famille. La mutualisation des achats et des ventes dans le cadre d’une coopérative permet de reconstituer une marge de 40 à 50% des coûts. Par ailleurs, ils travaillent à l’enrichissement des sols sableux lavés par les pluies tropicales en introduisant quelques principes de permaculture et de fertilisation biologique des sols.

 

Le groupe de musiciens, paraplégiques mondialement connus le Staff Benda Bilili

Karibu Kinshasa est devenu partenaire du groupe de musiciens le Staff Benda Bilili. L’association assure le management et encadre le projet en faveur des handicapés. Un nouvel album intitulé « Effacer le tableau » est sorti en octobre 2020. 10% des ventes du groupe doivent servir à financer le projet « enfant de rue » et le « projet handicap », mais la pandémie a arrêté totalement et temporairement l’activité musicale.

Une cordonnerie
Deux des partenaires, l’IJDC (Initiative des Jeunes pour le Développement du Congo, principale ONG congolaise pour la Jeunesse) et un centre d’hébergement (tenu par des religieuses espagnoles) gèrent une petite cordonnerie qui pourrait à terme servir de débouché professionnel pour les enfants.

 

Les chaussures de qualité produites coutent 20% moins cher que l’équivalent chinois et peuvent être vendues par un réseau de vendeurs déjà constitués.

PHoto 4.jpg

Une fabrique de poulets
La malnutrition frappant durement les familles pauvres, l’association Karibu prépare actuellement un élevage qui pourra à la fois générer des revenus et nourrir les familles en relais de production.

Un minibus
Avec son partenaire l’IJDC, un bus a été acheté par les salariés et leur permettra d’apporter un complément de revenus (pour les salariés et le partenaire).

PHOTO 5.jpg

Une plateforme de formation

Cette plateforme doit attirer et professionnaliser de jeunes acteurs occidentaux, notamment issus de l’immigration, afin de préparer l’avenir et multiplier les financements.

 

La formation est accordée selon le schéma : vision, valeurs, méthodes, garde fous, et communication. Pour entrer dans ce processus il faut adhérer d’abord à la vision et aux valeurs.